Je surpris malgré moi, cette belle chimère
Dans l’ombre d’un grand chêne aux rives du ruisseau.
Je la vis dans la moire et quelques gouttes d’eau,
Dénouer ses cheveux, de plaisante manière.
Aux reflets cristallins, cette fine crinière,
Tel un surfait tissé d’un mystique écheveau,
Habillait de sa mèche une laiteuse peau
Et s’en allait mourir jusque sur la bruyère.
Dans ce monde inconnu, des sorciers et du Graal,
Elle était le gardien de la pierre de Fal,
De la lune et mortels, l’épouse maléfique.
C’était au temps des dieux, ou régnait en éther
Un peuple malicieux de la tribu de l’air
…Ou l’on croyait encore à la puissance elfique