Après l’excellentissime « Incubation » sorti en 2003, la réédition et les inédits de "9092" l'année dernière nous disons au-revoir à Supuration pour retrouver SUP et leur tout dernier album Imago.
Un album de SUP c'est avant tout un produit soigné, un digipack une fois de plus superbe, un concept tournant ici autour de la prise d’une drogue nommée "Chrysalide".
Je ne rentrerais pas dans le détail de ce scénario, je préfère laisser l’auditeur le découvrir plus amplement au fil de ses écoutes.
Musicalement la touche SUP est présente, un death progressif glacial, hypnotique mêlant voix death et voix claires.
Sur cet album les claviers se font relativement plus présents et permettent de mettre en relief l’originalité de certaines compositions tel que Nothing I Control, le jeu de guitare se voit beaucoup plus rock que par le passé.
Les passages orchestraux et les riffs minimalistes donnent des ambiances glaciales, hypnotique et torturées ( The deformed army ; Imago ; Strange vibrations…)
On pourrait rapprocher "Imago" à "Chronophobia" à travers deux sublimes morceaux : "Insect Drug" et "Desolation" qui se voient proches des compositions de Chronophobia, mais moins brutal.
Il faut un petit temps pour rentrer dans cet album même lorsqu’on connaît et apprécie le groupe, mais le jeu en vaut la chandelle.
Sup, on aime ou on déteste pour ma part je suis tombée dans la marmite depuis quasi 8 ans.